Les dérives sectaires
Une dérive sectaire est un moyen préjudiciable de contrôle de l’autre. « Il peut s’agir d’une atteinte à l’équilibre moral, sanitaire, financier et familial facilitée par l’emprise mentale exercée sur la victime.
Les dérives sectaires peuvent être le fait d’un individu isolé ou d’une organisation, le plus souvent association déclarée, soumise à la loi du 1er juillet 1901.
« L’individu, comme l’organisation doivent respecter la loi : loi pénale, loi fiscale, loi comptable, droit du travail, droit de la sécurité sociale, protection des mineurs. Les actions en justice que vous pouvez intenter contre ces organisations le seront le plus souvent pour les infractions suivantes : non-assistance à personne en danger, exercice illégal de la médecine, infraction à la législation sur les stupéfiants, infractions financières, infractions aux moeurs, infractions à la législation du travail ou de la retraite, infraction au droit de la sécurité sociale, abus de faiblesse ou de vulnérabilité. »
Pour l’ADFI [www.unadfi.org/], une secte est : « un groupe dans lequel on pratique une manipulation mentale qui aboutit à la destruction de la personne, de la famille, à la limite de la société avec à la base une escroquerie intellectuelle, morale ou financière.
Nos critères de jugement ne sont pas au niveau Idéologique des croyances mais au niveau des agissements et des comportements qui portent atteinte aux droits de l’homme, à la dignité et à la liberté de la personne humaine. » [1]
[1] http://www.douance.org/complements/adfi.html
Selon le GEMPPI, les dérives sectaires sont des « Agissements, pratiques et enseignements utilisés dans des mouvements ou groupes à prétentions religieuses, thérapeutiques holistiques ou philosophiques, portant atteinte aux différentes conventions de défense des droits de l’Homme et de l’Enfant et aux lois conformes à ces Conventions et/ou exerçant des techniques manipulatoires dommageables d’emprise qui affectent l’intégrité physique et psychique, la situation économique et relationnelle de l’individu. »
Dans les dérives sectaires rentrent les dérives proprement dites et les manipulations consécutives à des formations ou enseignements considérés comme sectaires par les autorités. Ainsi, la Miviludes[1] a établi trois catégories de victimes :
1 – « les adeptes qui n’ont pas encore conscience d’être des victimes » ;
2 – « les ex-adeptes qui ont besoin de beaucoup de temps pour se reconstruire et trouver la force et les moyens de saisir la justice avant que la prescription de l’action publique ne soit acquise » ;
3 – « les familles de victimes qui souvent ne portent pas plainte, car elles en sont dissuadées par les services d’enquêtes ou sont refoulées par la justice faute d’intérêt direct à agir. »
[1] Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires.




